TéléMoustique n°4354 du 28/07/2010
Daniel Radcliffe
Culture-Loisirs
Icône des cours de récréation, il a grandi avec son personnage. Le petit sorcier plus si petit sait que sa vie se confond avec une superproduction.
Ce sera bizarre de dire à mes enfants: "Regardez ce que papa ou grand-papa a fait!"
Près de deux ans se seront écoulés entre le premier jour de tournage du Prince de sang-mêlé, en septembre 2007, et sa sortie, ce 15 juillet. Un délai anormalement long pour un Harry Potter mais aussi pour ses acteurs qui, en deux ans, ont physiquement évolué et forcément, "vieilli". Dans quelques jours, Daniel Radcliffe, alias Harry Potter depuis huit ans, fêtera ses 20 ans. Un tournant qui ne semble pas trop l'affecter.
Vous souvenez-vous de la première fois que le monde vous a découvert en tant que futur Harry Potter?
Daniel Radcliffe. - Parfaitement. On était là, Rupert, Emma et moi, seuls face à la presse mondiale. Je me souviens aussi que j'avais seulement lu les deux premiers livres et que l'une des premières questions fut: "Et quel est le vrai nom de Voldemort?". Forcément, je n'en avais aucune idée! A mes côtés, Emma et Rupert tentaient désespérément de me filer des petits mots avec le nom inscrit dessus. C'était vraiment mignon. Sinon, depuis, on vit une expérience extraordinaire. Nous avons grandi avec, comme cadre de vie, les studios Leavensden. Mais aussi avec notre public, ce qui est plutôt exceptionnel. Cela dit, le véritable apprentissage de vie tient moins aux films eux-mêmes qu'à leur tournage et à tous leurs à-côtés. Tout ça m'a appris à avoir confiance en moi.
Entre Daniel Radcliffe et Harry Potter, c'est l'entente parfaite?
Entre lui et moi, c'est sûr, il y a des affinités. Mais si j'adore certains aspects de sa personnalité, d'autres m'irritent. Dans les premiers films, la manière dont il traitait ses amis n'était pas très fair-play. Mais dans l'ensemble, Harry est intéressant à interpréter car il est multidimensionnel.
Le Prince de sang-mêlé est censé être romantique.
Je trouve que tout ce qui évoque une romance dans les Harry Potter est génial. Ça permet de souffler un peu et d'apporter une touche plus légère. De manière générale, les Harry Potter sont tout de même sombres et grinçants. Dans ce cadre, la scène de baiser entre Ron et Lavender était, pour moi, amusante à voir. J'ai presque découvert Rupert sous un autre jour! Bien sûr, le sentiment amoureux ne prédomine pas dans le film. Je dirais plutôt que la mort y est omniprésente. Mais bon, ce n'est pas neuf chez Harry.
Sur les six films déjà tournés, quels ont été les moments les plus ardus? Les vrais défis?
Il y en a deux: la mort dans L'Ordre du Phénix de Sirius Black, l'autre personnage que j'aurais adoré incarner dans cette série. Et dans Le Prince, un événement tragique qui frappe Harry. Jusqu'alors, je n'avais jamais perdu un membre de ma famille ou une personne proche. Confronter les deux émotions a été très très difficile.
[...]
Depuis quelques années, vous entrecoupez les Harry Potter d'autres rôles.
Si je n'avais fait que Harry Potter au cours des sept dernières années, je serais mal! La peur, sans doute, de ne pas savoir si j'aurais été capable d'interpréter autre chose. Pour cela, le travail aux Etats-Unis a été extraordinaire. Aussi bien en plateau, avec des acteurs américains, qu'à Broadway, où j'ai vécu six mois. On m'a accueilli sans réserve, ce qui m'a fort touché. En plus, Equus m'a forcé à développer mon sens de la concentration. Pour cette pièce, j'étais sur les planches du début à la fin. Pas le droit à la moindre erreur, alors que sur un film, une scène ratée est une scène qu'on peut recommencer.
Dans quarante ou cinquante ans, que raconterez-vous de l'aventure Potter?
J'imagine que je serai mélancolique, voire assez triste. Parce que pratiquement chaque scène de chaque film correspond à l'élaboration d'un moment privilégié de ma jeunesse et donc, de ma vie. Déjà, je revois telle scène du troisième film et je me souviens avec une certaine tendresse que c'était une semaine avant mon premier vrai baiser. J'imagine aussi que ce sera très bizarre de dire à mes enfants - car j'en veux - et même à mes petits-enfants: "Regardez ce que papa ou grand-papa a fait!"
La suite dans votre TéléMoustique
1 réaction
glaudin
07-07-2009 13h52bonjour, c'est bien jolis cette article mais cela ne nous dis toujours pas si il seras a Bruxelles pour l'avant première de Harry potter 6 au kinepolis !!!!je pense malheureusement que avoir une réponse d vous ,de daniel radcliffe ou pire de carole Chomand de la Warner bros france relève du miracle je suis décçus de vous tous . alain glaudin associer de la SABAM
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Vous souvenez-vous de la première fois que le monde vous a découvert en tant que futur Harry Potter?
Daniel Radcliffe. - Parfaitement. On était là, Rupert, Emma et moi, seuls face à la presse mondiale. Je me souviens aussi que j'avais seulement lu les deux premiers livres et que l'une des premières questions fut: "Et quel est le vrai nom de Voldemort?". Forcément, je n'en avais aucune idée! A mes côtés, Emma et Rupert tentaient désespérément de me filer des petits mots avec le nom inscrit dessus. C'était vraiment mignon. Sinon, depuis, on vit une expérience extraordinaire. Nous avons grandi avec, comme cadre de vie, les studios Leavensden. Mais aussi avec notre public, ce qui est plutôt exceptionnel. Cela dit, le véritable apprentissage de vie tient moins aux films eux-mêmes qu'à leur tournage et à tous leurs à-côtés. Tout ça m'a appris à avoir confiance en moi.
Entre Daniel Radcliffe et Harry Potter, c'est l'entente parfaite?
Entre lui et moi, c'est sûr, il y a des affinités. Mais si j'adore certains aspects de sa personnalité, d'autres m'irritent. Dans les premiers films, la manière dont il traitait ses amis n'était pas très fair-play. Mais dans l'ensemble, Harry est intéressant à interpréter car il est multidimensionnel.
Le Prince de sang-mêlé est censé être romantique.
Je trouve que tout ce qui évoque une romance dans les Harry Potter est génial. Ça permet de souffler un peu et d'apporter une touche plus légère. De manière générale, les Harry Potter sont tout de même sombres et grinçants. Dans ce cadre, la scène de baiser entre Ron et Lavender était, pour moi, amusante à voir. J'ai presque découvert Rupert sous un autre jour! Bien sûr, le sentiment amoureux ne prédomine pas dans le film. Je dirais plutôt que la mort y est omniprésente. Mais bon, ce n'est pas neuf chez Harry.
Sur les six films déjà tournés, quels ont été les moments les plus ardus? Les vrais défis?
Il y en a deux: la mort dans L'Ordre du Phénix de Sirius Black, l'autre personnage que j'aurais adoré incarner dans cette série. Et dans Le Prince, un événement tragique qui frappe Harry. Jusqu'alors, je n'avais jamais perdu un membre de ma famille ou une personne proche. Confronter les deux émotions a été très très difficile.
[...]
Depuis quelques années, vous entrecoupez les Harry Potter d'autres rôles.
Si je n'avais fait que Harry Potter au cours des sept dernières années, je serais mal! La peur, sans doute, de ne pas savoir si j'aurais été capable d'interpréter autre chose. Pour cela, le travail aux Etats-Unis a été extraordinaire. Aussi bien en plateau, avec des acteurs américains, qu'à Broadway, où j'ai vécu six mois. On m'a accueilli sans réserve, ce qui m'a fort touché. En plus, Equus m'a forcé à développer mon sens de la concentration. Pour cette pièce, j'étais sur les planches du début à la fin. Pas le droit à la moindre erreur, alors que sur un film, une scène ratée est une scène qu'on peut recommencer.
Dans quarante ou cinquante ans, que raconterez-vous de l'aventure Potter?
J'imagine que je serai mélancolique, voire assez triste. Parce que pratiquement chaque scène de chaque film correspond à l'élaboration d'un moment privilégié de ma jeunesse et donc, de ma vie. Déjà, je revois telle scène du troisième film et je me souviens avec une certaine tendresse que c'était une semaine avant mon premier vrai baiser. J'imagine aussi que ce sera très bizarre de dire à mes enfants - car j'en veux - et même à mes petits-enfants: "Regardez ce que papa ou grand-papa a fait!"
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