Leonard Cohen, la voix de la sagesse
Culture-Loisirs
08/07/2009 - 0:h00
« L'homme s'avance sur scène. Dans cette grande silhouette ombrageuse dessinée sur la tenture du fond, éclairée de bleu, c'est une aura englobant tout un imaginaire collectif qui nous apparait. A travers ce halo grisé, sous le chapeau de feutre, c'est le Chelsea Hotel, le Famous Blue Raincoat, Marianne,... qui nous resurgissent du plus profond de nos fantasmes. »
En gros, voilà comment j'avais anticipé la rédaction de cet article. Voir Leonard Cohen, c'était pour moi découvrir le vestige d'une génération libre et créative, non pas par nécessité mais par envie. Pas de passéisme mélancolique, juste avoir le privilège d'être le témoin d'un témoin. Malheureusement, la réalité fait parfois de la résistance et se construit bien loin de l'absolu qu'on avait élaboré dans nos rêves les plus fous...
Première surprise à notre arrivée, à peine le temps de se désaltérer en pensant, de bonne foi, que tout les concerts commencent forcément en retard, on rate le premier titre. Seconde surprise en rentrant dans la salle, pas d'amoncèlement chaotique dans le parterre, juste un ensemble de têtes alignées qui créaient, vu d'en haut, une sorte de tapisserie kitch aux motifs géométriques. Tandis que la lumière du jour filtre encore à travers les lucarnes de la toiture, j'estime, à proche de la retraite, la moyenne d'âge de l'audience; en comptant le nombre d'écrans de téléphones portables allumés, occupés à filmer le spectacle.
Ajoutez à cela, un orchestre bien peu enclins à faire ressortir l'authenticité des morceaux, des applaudissements diplomatiques d'un public qui nous montre à chaque classique incontournable du répertoire qu'il est dépassé par sa propre génération; notamment sur The Partisan, une vague impulsion réanime l'audience qui fait preuve d'un patriotisme particulièrement zélé et soudain tandis que la magnifique Suzanne traverse la salle, pieds nus, dans une presque indifférence déconcertante. Les bien-pensants ont probablement des priorités morales que les esthètes n'ont pas...
Et cette cruelle conclusion m'assena le crâne comme une massue. Je réalisai que dans cette configuration, j'avais devant moi le Mike Brant d'une ancienne génération bohème qui aurait un peu trop serré sa droite au fil des ans.
Mais dans cette ambiance aux relents de naphtaline mélassée, un élément brillait, intemporel. L'homme! Élégant, touchant, humble, authentique malgré quelques mises en scène forcées, polisson lorsqu'il sortait de scène en sautillant, manifestant un réel plaisir d'être là et enfin, maitrisant parfaitement sa voix. Bien que loin du registre dramatique de Songs Of Love And Hate, elle est souple et domptée. Douce, comme un fruit qu'on donnerait en offrande. Avec l'âge, le feu s'éteint, pas la foi, pas la voix. Son histoire est derrière lui, digérée, il nous la susurre et nous emmène dans cette valse virevoltante qui berça la salle deux heures durant. On appelle ça « la voix de la sagesse »...
Guillaume Monchaux
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16 réactions
bernard
24-07-2009 16h42Je suppose que votre "critique"(caricature !) est faite pour soulever des réactions et si c'est le cas bravo !!
christine
15-07-2009 23h35L'élégance et le respect ne sont pas permis à tous. Léonard COHEN les possède vous pas.
vince
11-07-2009 18h36Triste et lamentable critique. Cherchez-vous donc un autre job, M.Guillaume M., et plongez-vous donc plutôt dans ce qui semble relever de votre niveau : la discographie de Mike Brant...
chris
10-07-2009 11h50une critique si éloignée de la réalité, si dénuée de sens, ça donne quasi envie de ne plus jamais acheter de TM...
rolande
10-07-2009 10h36Je pense que nous n'avons pas vu le meme concert. C'était sublime.
christophe
10-07-2009 00h17Allez plutôt découvrir la critique de M-A Mastin sur Classic 21, elle vaut le détour et colle plus à la réalité: http://www.rtbf.be/classic21/article_leonard-cohen-etait-en-concert-a-anvers-ce-samedi?id=967
christophe
10-07-2009 00h08Franchement, je n'aurais jamais pensé trouver un aussi mauvais article (à mon avis ce journaliste devrait trouver un autre métier!) dans un hebdomadaire d'une aussi bonne réputation que Télémoustique... N'y a t'il personne chez vous pour censurer de telles inepties? Décevant!
Pierre
09-07-2009 17h01Quel âge Guillaume ? 74 ans ok alors respect !
TB93
09-07-2009 16h36"La magnifique Suzanne traverse la salle, pieds nus, dans une presque indifférence déconcertante"... Etions-nous au même concert? "Le Mike Brant d'une ancienne génération"... Parlons-nous du même artiste? Je ne suis peut-être pas un "esthète" mais, vous, mon cher Guillaume, vous êtes un bien piètre journaliste doublé d'une plume d'une médiocrité ineffable... "Et cette cruelle conclusion m'assena le crâne comme une massue"... La langue française mérite-t-elle une telle phrase?
sebzaaf
09-07-2009 15h44Nous n'avons pas les mêmes valeurs...J'étais au concert. Il y avait beaucoup de jeunes comme moi entre 25 et 35 ans. Monsieur Cohen est un grand artiste. Paris l'aime et lui a rendu un vibrant hommage. Il a eu la politesse de débuter en temps et en heure. Pas comme un journaliste largué qui arrive en retard. Ta prose, microbe, est loin de celle de Monsieur Cohen. Ce concert est le concert d'une vie...Pour l'artiste comme pour le public...Tu es un moustique sur un éléphant...
Pierre
09-07-2009 12h18Je ne comprends pas non plus... j'étais au concert et ait eu l'impression de participer à un moment de grâce... Je me retrouve beaucoup plus dans cet article: http://www.lesinrocks.com/musique/musique-article/t/1246809601/article/leonard-cohen-retour-sur-scene/
florent
09-07-2009 11h16concert magique et inoubliable. qualité+++. émotions maximales. le grand frisson. merci cohen, merci les musiciens. critique nul à ch...
GARNAUD
09-07-2009 11h12Pourquoi aller à un spectacle avec tant d'à priori ! Il est vrai que ce doit être déconcertant de ne pouvoir "se désaltérer" (champagne ou bière ?) parce que, politesse oblige, l'artiste débute le spectacle à l'heure. Nous spectateurs, méritons de meilleurs critiques, ce monsieur n'a pas dû assister au même concert.
Guillaume
08-07-2009 18h40je suis pas du tout d'accord avec vous ... En plus d'être fâché qu'il ne soit pas à l'heure (pour une fois qu'un concert commence à l'heure!!!). Vous n'avez déjà pas été au même concert que moi car il a duré près de 3 heures. Et j'ai 25 ans et j'estime que toute les tranches d'âges étaient présentes (les lunettes de soleil ça s'enlève dans une salle, ça permet de mieux voir !!). Quant aux musiciens ils sont incroyables. Je vais arrêter là car votre article ne sert à rien ! désolé de le dire!
Nico
08-07-2009 17h42Effectivement, j'ai rarement lu une critique aussi mauvaise et éloignée de la réalité. Taper sur un génie pour se donner une constance... Risible.
LILI
08-07-2009 16h57Je n'ai jamais lu un critique aussi mauvaise. Quand on veut critiquer un instant sublime, on travaille la forme. Pour taper sur la perfection, il faut être brillant ou on s'abstient.
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